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MOOC

Pour se former, l’Homme ira dans des E-Universités hybrides

L’avenir de l’enseignement dans le monde n’est pas tout tracé. Un bouleversement économique sans précédant est en train de s’opérer sous nos yeux : on assiste aujourd’hui à une modularité des cours dispensés pour obtenir des parcours à la carte, une transférabilité des diplômes d’un pays à un autre pour faire face à la mondialisation, des cours en ligne massifs et ouverts pour faire face aux coupes budgétaires et  toucher un plus large public. Une restructuration profonde doit être entamée. Toutefois, on observe encore une trop grande distorsion entre le monde universitaire et le monde du travail, même en incluant dans l’équation la formation des adultes tout au long de la vie.

Pour se former, l’Homme ira-t-il dans des E-Universités hybrides ?

Vous souhaitez vous former rapidement à un art martial, ou apprendre à conduire un char ? Le fantasme de la science-fiction a toujours été de cliquer sur un bouton pour qu’un ordinateur envoi toutes les informations utiles, à notre cerveau. Par exemple, dans la trilogie Matrix, des programmes informatiques sont envoyés aux cerveaux de sujets qui sont dans la matrice pour qu’en deux secondes, ils maîtrisent le karaté ou la manœuvre d’un hélicoptère. En décryptant cette manière de se former, c’est une pratique en ligne, sans professeur, opérationnelle, rapide, avec l’acquisition d’expérience et non de connaissances : ce qui est appris par Néo n’est pas de la théorie, mais des compétences directement applicables.

Cela reste de la science fiction. Mais est-ce si improbable ?

Dans les années 2000, les grandes Universités américaines lancent des plateformes d’enseignement en ligne (Edx, Udacity, Coursera) avec ce qu’ils nomment les MOOC (Massive Open Online Course, Cours en ligne ouverts et massifs). Dans les années 2010, cette pratique s’étend au monde entier. Chaque cours rassemble des dizaines de milliers d’auditeurs. Toutefois, les résultats sont mitigés : échecs de la moitié des étudiants, manque d’assiduité, uniformisation des cours… Un deuxième concept apparait alors : le SPOC (Small Private Online Course, Cours en ligne en petit groupe privé). Cette évolution hybride des MOOC consiste à permettre à un groupe réduit d’étudiants de visionner des vidéos (type MOOC) pour appréhender et acquérir des connaissances et d’effectuer ensuite des travaux pratiques en cours physiques avec un enseignant, ce qui tranche des pratiques d’aujourd’hui : cours fondamentaux en classes physiques et application avec des exercices seuls chez soi. A l’heure actuelle, dans les écoles, les collègues, les lycées et même dans les Universités, les étudiants écoutent un enseignant en classe et sont passifs, et travaillent des exercices et des cas pratiques en étant actif chez eux. Les SPOC se veulent inversés : les étudiants sont passifs devant leur écran et actifs en cours avec l’enseignant.

La question n’est plus de savoir si l’Homme ira dans des E-Universités hybrides pour se former, mais quand ?

Aurélien Ferry
Retrouvez cet article sur le site d'Aurélien, Relayeur.fr
Ingénieur en Génie des Systèmes Industriels (Institut national polytechnique de Lorraine). Il accompagne les petites entreprises dans leur développement d'activités en tant qu'expert et conseiller au sein de Cnam entrepreneur(s) au Conservatoire national des Arts et Métiers. Et il est également enseignant en management de projet et forme les enseignants au niveau national et européen.
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